L’étonnant musée d’un collectionneur passionné
L’étonnant musée d’un collectionneur passionné

- Entre 4 et 5000 pièces sont exposées dans ce musée privé.
À Desvres, la faïence, c’est une religion. Tout dans la ville, ou presque, rappelle que la cité fut un haut lieu de production. Créé il y a quatre ans, le musée « La belle époque de la faïence de Desvres », nous rappelle ce passé.
Il y a à peine une génération, l’usine Gabriel Fourmaintraux était un des fleurons industriels desvrois, exportant ses faïences dans le monde entier.
Ce passionné, c’est Denis Debette. Un collectionneur invétéré de faïences de Desvres, et qui a vu là l’occasion de faire revivre le site en y créant son musée.
Le bonhomme assure lui-même les visites du site, avec une incroyable envie de partager. « Mon objectif, c’est que chacun reparte en sachant fabriquer une faïence ! », annonce-t-il d’emblée au petit groupe venu visiter le musée ce jour-là.
Du modèle à la pièce achevée en passant par le moulage, la cuisson, l’émaillage, Denis Debette revient sur tout le processus de fabrication. Et se livre à quelques démonstrations. Mais son propos vise aussi à refaire l’histoire de la fameuse faïence de Desvres.
« Le musée montre de 4 à 5 000 pièces, du XVIIIe siècle jusqu’à nos jours. » Une histoire des produits, qui n’oublie pas celle des hommes : Didier Debette a ainsi recensé et exposé les noms des 1 320 ouvriers qui travaillèrent chez Fourmaintraux de 1921 à 1994. « C’est un hommage que j’ai voulu leur rendre. » Le visiteur sera impressionné par la grande salle aux étagères garnies de faïences, de tous styles, toutes tailles mais qui ont en commun d’avoir été produites ici.
« Ma chance, c’est que j’ai pu récupérer les moules, près de 60 000 pièces. C’est vraiment mon trésor ! », explique le collectionneur.
Comme promis, la visite se termine par un peu de fabrication. « C’est comme de la pâte à crêpes ! ».
Ceux qui le souhaitent – et en général cela semble être le cas – font au final un tour par la boutique du musée, immense pièce entre la caverne d’Ali-baba et le cabinet de curiosités.
article de la voix du nord du dimanche 28 août 2011


