postheadericon Une horloge fabriquée à Desvres pour l’exposition universelle de 1889

Une horloge fabriquée à Desvres pour l’exposition universelle de 1889

 Alexie, fille du créateur du musée, pose à côté de l'horloge en faïence.

Alexie, fille du créateur du musée, pose à côté de l’horloge en faïence.

Au musée « À la belle époque de la faïence de Desvres », ce sont près de 5000 pièces …

 et 6000 moules qui sont exposés. Lors de notre visite dans le musée, nous nous sommes attardés sur une horloge en faïence qui avait été exposée lors de l’exposition universelle de 1889.

Cette exposition était la dixième exposition universelle organisée à Paris. Elle a eu lieu du 6 mai au 31 octobre 1889. Son thème était la Révolution française, à l’occasion du centenaire de l’événement. Cette pièce de faïence a été fabriquée par Jules Fourmaintraux, successeur de la lignée des Fourmaintraux, créateur de la faïence de Desvres. Pour Denis Debette, créateur du musée de la Belle époque, « c’est une pièce exceptionnelle ! ». Selon lui, elle aurait été fabriquée juste avant le début de l’exposition, dans le courant de l’année 1888. « Ce modèle est unique au monde » précise-t-il.

L’horloge atteint presque le mètre de hauteur, on y retrouve un paysage de Delft et une copie du décor de Rouen. « Il faut préciser que toutes les faïences étaient faites à Desvres et étaient ensuite envoyées à Rouen. Tout le monde croit que Rouen est une grande faïencerie, mais c’est Desvres qui faisait toutes les pièces » se permet de préciser le créateur du musée.

Denis Debette explique aussi le déroulement de la fabrication de l’horloge en faïence : « Tout d’abord, le modèle est sculpté ensuite on sort le moule, ce qui est déjà un travail important !  Il faut ensuite couler la pièce dans le modèle, laisser sécher et faire cuire à 1050 degrés pendant dix heures. « On obtient ce que l’on appelle un biscuit » explique Denis. Le biscuit est ensuite plongé dans l’émail puis décoré, ou inversement, et une deuxième cuisson est nécessaire pour obtenir le résultat final, « cette fois-ci pendant huit heures à 980 degrés » précise-t-il. Denis explique aussi que la cuisson se faisait au feu de bois, ce qui prenait beaucoup plus de temps que maintenant. • ANNE MAQUIGNON (CLP)

article de la voix du nord

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Boulogne_sur_Mer/actualite/Secteur_Boulogne_sur_Mer/2011/08/20/article_une-horloge-fabriquee-a-desvres-pour-l-e.shtml

postheadericon L’étonnant musée d’un collectionneur passionné

L’étonnant musée d’un collectionneur passionné

  • Entre 4 et 5000 pièces sont exposées dans ce musée privé.
  • Entre 4 et 5000 pièces sont exposées dans ce musée privé.

À Desvres, la faïence, c’est une religion. Tout dans la ville, ou presque, rappelle que la cité fut un haut lieu de production. Créé il y a quatre ans, le musée « La belle époque de la faïence de Desvres », nous rappelle ce passé.

Il y a à peine une génération, l’usine Gabriel Fourmaintraux était un des fleurons industriels desvrois, exportant ses faïences dans le monde entier.

Aujourd’hui ce vaste ensemble de bâtiments serait sans doute en ruines si un passionné ne les avait rachetés.

Ce passionné, c’est Denis Debette. Un collectionneur invétéré de faïences de Desvres, et qui a vu là l’occasion de faire revivre le site en y créant son musée.

Le bonhomme assure lui-même les visites du site, avec une incroyable envie de partager. « Mon objectif, c’est que chacun reparte en sachant fabriquer une faïence ! », annonce-t-il d’emblée au petit groupe venu visiter le musée ce jour-là.

Du modèle à la pièce achevée en passant par le moulage, la cuisson, l’émaillage, Denis Debette revient sur tout le processus de fabrication. Et se livre à quelques démonstrations. Mais son propos vise aussi à refaire l’histoire de la fameuse faïence de Desvres.

« Le musée montre de 4 à 5 000 pièces, du XVIIIe siècle jusqu’à nos jours. » Une histoire des produits, qui n’oublie pas celle des hommes : Didier Debette a ainsi recensé et exposé les noms des 1 320 ouvriers qui travaillèrent chez Fourmaintraux de 1921 à 1994. « C’est un hommage que j’ai voulu leur rendre. » Le visiteur sera impressionné par la grande salle aux étagères garnies de faïences, de tous styles, toutes tailles mais qui ont en commun d’avoir été produites ici.

« Ma chance, c’est que j’ai pu récupérer les moules, près de 60 000 pièces. C’est vraiment mon trésor ! », explique le collectionneur.

Comme promis, la visite se termine par un peu de fabrication. « C’est comme de la pâte à crêpes ! ».

Ceux qui le souhaitent – et en général cela semble être le cas – font au final un tour par la boutique du musée, immense pièce entre la caverne d’Ali-baba et le cabinet de curiosités.

article de la voix du nord du dimanche 28 août 2011

http://www.lavoixdunord.fr/Loisirs_Sorties/Nord_Pas_de_Calais/Littoral/2011/08/28/article_l-etonnant-musee-d-un-collectionneur-pas.shtml

postheadericon Blanche neige et les sept nains exposés au musée de la faïence

Blanche neige et les sept nains exposés au musée de la faïence

 La série complète des aquarelles est maintenant visible dans les locaux du musée.

La série complète des aquarelles est maintenant visible dans les locaux du musée.

Dans la cité des potiers, « Blanche neige et les sept nains », font un peu partie du patrimoine local. Leur histoire est déjà ancienne puisqu’elle remonte aux années juste après la seconde guerre mondiale.

Leur origine, même si elle est estampillée made in USA et est incluse dans le giron de Walt Disney qui en possède l’ensemble des droits, est belle et bien desvroise, tout au moins pour la partie faïencière. C’est la société Masse frères qui leur a donné la vie et la forme que l’on connaît bien dans les milieux des amateurs de faïence ancienne. Au début des années soixante, à l’époque où l’usine de la rue Minguet était florissante et avait obtenu le diplôme « Prestige de la France », l’ensemble trônait fièrement dans la cour de l’établissement.

Série limitée

En raison de son coût de production, cette série avait été réalisée à peu d’exemplaires. Le personnel pouvait acheter les figurines à l’unité et se constituer ainsi la série complète en réglant peu à peu par prélèvement sur leur fiche de paie. L’usine locale a maintenant totalement disparu du paysage desvrois, seuls quelques bâtiments attendent encore leur reconversion. Même les aquarelles qui servaient de modèle avaient disparu lors de la fusion avec la société de la rue Jean-Jaurès. Une nouvelle fermeture et une liquidation totale avaient conduit à une vente judiciaire.

Depuis on ignorait leur destination.

Cachées sous un tiroir

Les sept aquarelles avaient été tout simplement cachées sous le tiroir d’un meuble provenant de la liquidation. Ce patrimoine local vient de regagner sa patrie d’origine à la suite du décès de l’acquéreur, un brocanteur de la métropole lilloise, Prof, Grincheux, Joyeux, Dormeur, Atchoum, Simplet et Timide ont trouvé un nouveau lieu de vie. Le passionné des productions locales Denis Debette, Créateur du musée « À la belle époque de la faïence de Desvres », a fait l’acquisition des aquarelles. Après encadrement, elles rejoindront la collection complète qui est présentée au public dans les locaux de la rue Jean-Jaurès.

article de la voix du nord du lundi 28 aout 2011

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Boulogne_sur_Mer/actualite/Autour_de_Boulogne_sur_Mer/Le_Boulonnais/2011/08/29/article_blanche-neige-et-les-sept-nains-exposes.shtml

postheadericon Des trésors à dénicher dans les étals

Des trésors à dénicher dans les étals

Foire à la faïence du 17 Juillet 2011

samedi 23.07.2011,  La Voix du Nord par Joêl Rochoy

 Willy est très fier de présenter ce grand plat carré, «Souvenir de Desvres», sorti de la manufacture Fourmaintraux Frères vers 1890. Willy est très fier de présenter ce grand plat carré, «Souvenir de Desvres», sorti de la manufacture Fourmaintraux Frères vers 1890.

L’initiative de Denis Debette de reconduire la manifestation entamée l’an dernier par le musée …

« À la belle époque de la faïence de Desvres », avait de nouveau fait déplacer de nombreux exposants.

Particuliers, collectionneurs et professionnels étaient les bienvenus pour cette animation, qui avait pour cadre l’ancienne usine Fourmaintraux et Dutertre.

Dans des espaces improvisés, des milliers de pièces prenaient place dans l’attente de l’amateur.

Une nouvelle fois, une marchandise de qualité était présentée, on ne peut que regretter les caprices de dame météo qui déversa tout au long de la journée de grosses larmes.

Spécialisé dans les faïences anciennes

Parmi les exposants, des collectionneurs bien connus, des fabricants locaux et Willy, un Norvégien qui depuis son fjord s’est spécialisé dans les faïences anciennes, telles les Quimper, Gien, Longwy, Sarreguemines et bien entendu Desvres.

Lors de la conversation dans un français à peine hésitant, Willy a exposé la naissance de cette passion qui remonte à la fin des années quatre-vingt, lors d’un séjour en Bretagne qui le conduisit à rechercher les productions du XIIe siècle.